.

 
Il est également interdit d'amener au club une chienne durant sa période de chaleurs
(3 semaines).

Les odeurs laissées sont fortement perturbantes pour les autres chiens, nuisant ainsi au bon déroulement des séances d'éducation.

La trousse d’urgence

 La trousse d’urgence                            

. Un sérum physiologique ,                                                             

( Dacryosérum ) , pour nettoyer les yeux                                            

ou retirer une petite poussière.  

                                                          

. Des antiparasitaires locaux                                                   

( en spray ou en pipette ) , pour lutter                                                     

contre les puces les tiques , les aoûtats

et autres bêtes noires de l’été.

. Une solution antiseptique

( Mercryl , Betadine , Hexomédine ) pour

désinfecter plaies , piqûres ou morsures.

. Un spray antiseptique +

   anti-inflammatoire

( Dermaspray , Duphaderm )

pour les irritations et piqûres d’insectes.

. Du coton ,

pour désinfecter.

. Une boîte de compresses stériles ,

pour les brûlures ou les coupures des

coussinets ou des membres.

. Un bandage ,

pour maintenir les pansements.

. Une paire de ciseaux à

bouts ronds ,

pour couper les poils en cas de

piqûre ou de morsure sans crainte

de le blesser.

.  Des comprimés anti-histaminiques ,

en cas de réaction allergique à une piqûre

ou une morsure ( prescrits par le vétérinaire )

. Une pommade calmante

( Biafine ) pour calmer rougeurs et brûlures.

. De la vaseline ,

en cas de brûlures des coussinets par le sel

ou d’irritations par les chaumes.

. De l’ultralevure ou du Smecta ,

en cas de diarrhées.

. De l’eau oxygénée ,

pour désinfecter les plaies cultanées.

. De l’arnica en pommade ,

pour éviter les drosses bosses s’il

fonce dans une porte ou se cogne à une vitre.

. Contre la fièvre et la douleur ,

un médicament prescrit par le vétérinaire.

Attention ! Jamais d’aspirine !

. Un crochet à tiques ,

très pratique pour extraire de leur pelages

ces gros acariens qui y ont élu domicile.

Attrapez la tique par sa base , tournez

le crochet sur lui-même et le tour est

joué !

. Un thermomètre.

Attention ! La température corporelle

normale des chiens et des chats est

comprise entre 38 et 39°C.

. Une pince à épiler ,

pour retirer les échardes et surtout

les épillets.

Anatomie

Voici les différentes parties de l'anatomie du chien:

A L’ARRIVEE DU CHIOT

A l'arrivée du chiot

 

La décision est prise, après une réflexion en famille, tout le monde est d’accord pour accueillir un chiot à la maison.

Il faut donc se mettre d’accord sur la race ou le profil de chien qui peut convenir à la famille.

L’esthétique ne doit pas être le seul critère à retenir. Il faut aussi se méfier de certains commentaires trouvés dans des revues spécialisées qui affirment par exemple que telles ou telles races aiment les enfants. Ce n’est pas la race qui détermine la future entente avec les enfants mais bien les conditions d’élevage et aussi ses expériences chez son propriétaire.

Le Comportementaliste peut vous accompagner dans votre projet d’adoption, en vous accompagnant à l’élevage ou au refuge.

L’âge légal de départ du chiot de l’élevage est de 8 semaines. A partir de ce moment là, il lui reste de 4 à 6 semaines pour s’adapter au mieux à son environnement tant à l’intérieur de chez lui, qu’à l’extérieur (exemple : la ville), autant dire que le rôle et l’investissement des propriétaires est aussi important que celui de l’éleveur.

Il n’est pas conseillé de prendre un chiot avant ses 7 semaines car un sevrage précoce pourrait avoir des conséquences sur son développement et certaines difficultés peuvent survenir quelques semaines plus tard ou à l’adolescence. Tel que de mauvais autocontrôles par exemple. En effet, de 3 à 8 semaines, le chiot apprend à contrôler ses mâchoires. Au cours des bagarres dans la fratrie, si la morsure est trop forte et fait crier le chiot mordu, la mère, si elle est compétente, vient interrompre l’interaction et sanctionner si nécessaire.

Il n’est pas non plus conseillé de prendre un chiot de plus de 3 mois dans un élevage en milieu calme et sans enrichissements surtout s’il doit habiter en ville par la suite. L’hypostimulation peut engendrer de grandes difficultés d’adaptation aux stimulis.

Quelques achats avant l’arrivée du chiot :
son couchage, quelques jouets adaptés à son âge et à sa morphologie ne présentant aucun risque d’ingestion, une gamelle pour l’eau et une autre pour sa ration alimentaire, un container pour y placer les croquettes (à moins d’une alimentation ménagère), une laisse et un collier à sa taille, une médaille avec votre numéro de téléphone ainsi que son tatouage ou une mention indiquant qu’il est pucé.

La voiture sera équipée, soit d’une caisse de transport, soit d’une grille de séparation pour le coffre. Toutefois, pour le premier voyage, le chiot prendra place sur les genoux d’un passager à l’arrière afin de le rassurer.

Les clôtures du jardin seront vérifiées et les petits espaces par lesquels il pourrait tenter de se faufiler seront sécurisés.

En appartement, le balcon sera protégé avec un brise-vue par exemple afin qu’il ne puisse pas passer sa tête et se bloquer.

Demandez conseil auprès de votre vétérinaire afin de prévoir la trousse à pharmacie, comme par exemple l’indispensable crochet à tiques.

La carte de tatouage sera rapidement renvoyée à la Société centrale canine pour que le fichier enregistre vos coordonnées cela est crucial en cas de perte de l’animal.

Renseignez vous auprès de votre compagnie d’assurance afin de vérifier que votre animal est bien inclus dans votre contrat habitation et responsabilité civile.

Vous aurez planifié dans la semaine de l’arrivée du chiot un rendez-vous avec le Comportementaliste afin de pouvoir installer un bon relationnel dès le départ avec votre nouvel arrivant. Le Comportementaliste pourra répondre à toutes vos interrogations sur l’apprentissage de la propreté, de la solitude et la liste est loin d’être exhaustive, il vous accompagnera dans l’évolution de votre chiot.

Cette démarche vous permettra d’anticiper sur des problèmes éventuels. Vous aurez établi avec votre animal une très bonne communication dés ses premiers jours dans votre famille.

Voilà, une merveilleuse aventure qui commence sur des bases saines et cohérentes.

L'Enfant et le Chien

L'Enfant et le Chien

Il est fréquent dans un foyer que chien et enfant aient à cohabiter. Cette cohabitation peut se révéler une merveilleuse expérience pour toute la famille mais peut parfois s'avérer délicate si quelques précautions simples ne sont pas prises

Suivant qu'ils sont dominants ou dominés, les chiens pourront considérer les enfants différemment. Les dominés accepteront beaucoup des enfants mais risquent de ne pas être de bons protecteurs. Les dominants seront probablement d'excellents protecteurs en empêchant, par exemple, les petits d'aller là où il y a du danger (rue, escalier, rivière, …). Ils manifesteront ainsi leur autorité sur l'enfant (pour la bonne cause) mais n'accepterons pas que l'enfant fasse preuve d'autorité envers eux puisqu'ils considèrent leur être supérieurs dans la hiérarchie de la famille-meute. On imagine comment un chien peut faire valoir sa prédominance : bousculade, coups de pattes, coup de dents, ... c'est comme cela qu'ils s'imposent et se font respecter dans une meute.

Il ne faut jamais laisser un enfant promener seul un chien. Ne pas confier un chien à une personne dont il n'accepterait pas l'autorité. Et encore moins faire promener les chiens par des enfants comme on le voit dans certains refuges dirigés par des gens pleins de bonne volonté mais totalement inconscients. C'est la sécurité de tout le monde qui n'est alors pas assurée : celle de l'enfant (réaction agressive d'un chien devant l'autorité de l'enfant qu'il refusera), celle des êtres rencontrés (le chien s'échappe et provoque une bagarre avec un autre chien ou un accident de la circulation) et aussi celle du chien lui-même (collision avec un véhicule).

Dans tous les cas, toujours bien évaluer les rapports enfant-chien et être vigilant. Cela implique de ne jamais laisser des enfants seuls avec un chien, même un dominé. Les enfants, n'ayant pas la connaissance des règles sociales des chiens (que l'on s'efforcera de leur inculquer dès que possible), auront donc un comportement qui n'en tiendra pas compte. Les morsures sur les enfants au sein du foyer (et même à l'extérieur) ont leur origine, pour la plupart, dans l'incompréhension par le chien d'une attitude de l'enfant.

Le chien fait partie intégrante de la vie des humains et ce à plusieurs titres : compagnon (de solitude ou non), santé et dynamisme (promenade), ouverture aux autres, services (mal voyants, alerte, garde), sauvetage (mer, avalanches, recherche de personnes disparues), … On ne peut donc l'ignorer et vivre comme s'il n'existait pas. L'éducation des enfants aux règles sociales canines, même s'il n'y a pas de chien dans la famille, est donc souhaitable. Il faut leur apprendre comment se comporter avec un chien. Cela pourrait être fait dans les premières années de l'école primaire.

Devez-vous céder à la demande de votre enfant

L'achat d'un chien doit avant tout être un acte réfléchi, vous devez prendre en considération plusieurs points. Toute la famille doit désirer votre nouveau compagnon et s'apprêter à investir de son temps: un chien a besoin de promenades, de jeux (surtout pour les chiots), mais il faudra également que tout le monde participe à l'éducation du nouveau venu ainsi qu'à la réparation d'éventuels dégâts. N'oubliez pas également que l'adoption d'un chien a un prix et que tout le monde y compris votre enfant doit en être conscient. De plus, il faut parfois faire garder son chien. En cas de départ en week-end ou en vacances, il faut alors lui trouver une pension, ce qui n'est pas toujours facile.

Comment préparer votre chien à l'arrivée d'un bébé

Avant la venue de votre enfant, il est important de s'assurer que votre chien et votre bébé pourront devenir les meilleurs amis du monde. Pour cela, il faut préparer votre chien à l'arrivée de bébé. Il faut tout d'abord familiariser votre chien avec les bébés et les jeunes enfants. Pour cela il faut associer la présence de l'enfant à une situation agréable: caresses, friandises, jeux… S'il les évite ou s'il les agresse, consultez un vétérinaire afin de résoudre ces problèmes de cohabitation avant la venue de votre enfant.

Vous devez commencer à diminuer progressivement, pendant la grossesse, la durée des caresses, car le temps que vous aurez à lui consacrer sera moindre lorsque le bébé sera né. Lorsque votre enfant sera né, vous devrez vous montrer plus attentionné envers votre chien, lui fournir plus d'attention (par des caresses et des jeux) quand votre enfant sera dans la pièce, et vous occuper moins de lui lorsque l'enfant ne sera pas là. Votre chien pensera alors: «enfant=câlins».

Il faut impérativement prendre quelques précautions d'hygiène avant l'arrivée de votre enfant: vermifuger votre chien et le traiter contre les parasites externes (puces et tiques). Quand la maman et le bébé sont à la maternité, le papa pourra ramener du linge de la mère et de l'enfant pour que le chien s'habitue à ces odeurs dans la maison.

Il n'est pas nécessaire de «présenter officiellement» l'enfant au chien, laissez votre chien prendre l'initiative du premier contact, sous votre surveillance étroite. La première chose que fera votre chien, c'est de venir sentir votre enfant. S’il a déjà eu l'occasion de sentir son odeur (grâce aux linges ramenés par le papa), cette première mise en contact se déroulera sans problèmes

Sachez qu'un enfant de moins de trois ans n'est pas apte à décrypter la gestuelle de votre chien. Votre enfant risque donc de ne pas prendre conscience qu'il ennuie le chien, et que si le chien grogne c'est qu'il prévient qu'il peut mordre. Lorsque votre enfant sera assez grand, apprenez-lui à déchiffrer le langage du chien: quand il est heureux, quand il est mécontent, quand il attend quelque chose etc. Cela renforcera la complicité entre votre chien et votre enfant.

Conclusion

Le chien est un très bon compagnon de jeux pour des enfants et un irremplaçable facteur d'éveil. Si vous suivez ces quelques conseils, l'entente sera parfaite.





Les Bonnes manières

Comportements désagréables


Lorsque vous rentrez à la maison, votre fidèle compagnon canin se jette littéralement sur vous en compromettant votre équilibre ou saute sur vos jambes en vous griffant la peau ? Cette attitude peu agréable reflète souvent sa joie de vous accueillir ! Votre chien renifle avec insistance l'entrejambe de vos invités ? Il ne cherche pas à violer l'intimité de vos convives, mais bien à obtenir des informations les concernant (âge, rang dans la hiérarchie…) comme il le fait habituellement avec ses congénères canins !


Même si ces attitudes sont inconfortables pour vous, il n'est cependant pas indiqué de punir votre ami lorsqu'il se comporte de la sorte, car elles constituent un témoignage d'affection. Il convient plutôt de les corriger en lui apprenant à répondre à quelques ordres simples.

Comment lui apprendre les bonnes manières ?

Afin d'éviter qu'il ne saute sur vous, vous pouvez apprendre à votre ami à s'asseoir sur commande. Pour ce faire : montrez-lui une friandise et dites « assis » en déplaçant votre main au-dessus de ces yeux. Fixant avidement la friandise, votre chien va normalement s'asseoir.  Lorsqu'il reste assis, offrez-lui la friandise. Répétez cet exercice plusieurs fois de suite pendant plusieurs jours. Vous pouvez aussi lui apprendre à ne pas bouger lorsqu'il est assis en plaçant la paume de votre main devant son museau et en donnant l'ordre « pas bouger ». Enfin, lorsque votre chien est assis, exercez une pression vers le bas sur son collier et apprenez-lui à se coucher sur demande.

Lorsqu'il s'exécute, récompensez-le à l'aide de caresses et d'une friandise. Lorsque votre chien commence à comprendre vos ordres, ne lui offrez plus de friandises qu'une fois sur deux.

Festins et invités


Pour éviter qu'il n'importune vos invités ou qu'il ne vous dérange notamment lorsque vous êtes à table, il est important d'apprendre à votre toutou à se rendre dans son panier lorsque vous le lui demandez.
Pour ce faire, emmenez-le vers son panier et dites-lui « au panier ! ». Lorsqu'il s'y couche, offrez-lui une friandise. Recommencez l'opération mais en vous tenant éloigné à 1 mètre du panier. Dès qu'il va s'y coucher, félicitez-le. Lorsqu'il peut sortir de son panier, faites-le lui savoir en utilisant toujours la même expression. Ceci évitera qu'il n'en sorte de lui-même faisant perdre à cet ordre tout son sens.

Pour lui apprendre à ne pas se jeter sur vos invités lorsqu'ils entrent dans la maison, apprenez-lui à s'asseoir à votre demande lorsque la porte s'ouvre. Enfin, pour manger en paix, évitez à tout prix de donner des aliments à votre chien lorsque vous êtes à table. Cette règle doit être stricte car le moindre petit écart incitera votre ami à mendier davantage.


Les Aboiements

Pourquoi les chiens aboient-ils ?


L’aboiement est un mode de communication qui sert à transmettre des informations, exprimer des émotions, avertir d’un danger, menacer, mais aussi exulter de joie, montrer son excitation, inviter son maître ou un congénère à s’amuser.

Citons les causes les plus fréquentes : l’isolement ou l’ennui (c’est le cas du chien laissé tout seul et sans distraction, par exemple dans le jardin quand vous n’y êtes pas), la frustration (le chien qui veut vous rejoindre mais ne le peut pas par exemple quand il reste dans la voiture), la demande d’attention (vous faites quelque chose et il aimerait que vous vous occupiez de lui), la protection de son territoire ou son rôle de gardien (à l’arrivée d’un visiteur, au passage d’un piéton devant sa clôture, lors d’un croisement avec un passant durant la promenade alors qu’il est tenu en laisse et qu’il veut vous protéger..), le jeu et l’excitation (il vous invite à venir avec lui ou il s’amuse tout seul avec sa balle), la peur (il a besoin d’aboyer pour signaler son mal être et sa volonté de voir la situation cesser), l’anxiété de séparation (il ne supporte pas la solitude quand vous vous absentez).

 

Il n’est pas toujours aisé d’interpréter les aboiements lorsque l’on n’est pas familier de la psychologie canine. Voici quelques éléments que vous rencontrez peut-être occasionnellement :

- Si le chien remue la queue et sautille en même temps, s’il fait passer son poids d’une patte à l’autre, s’il bondit, s’il a le postérieur en l’air, c’est un appel au jeu. Il vous invite, vous son maître ou un congénère, à venir partager un moment de plaisir avec lui.

- Si le chien est derrière la grille de son jardin et qu’il aboie au moindre passage dans la rue, il avertit les passants que la maison est gardée et qu’il n’est pas sans risque de pénétrer sur le territoire. Nous ne pouvons pas reprocher cela à notre chien puisque c’est justement ce que nous lui demandons : nous protéger et nous alerter. Malheureusement nous manquons un peu de cohérence : nous voulons que le chien aboie un peu, mais pas trop. D’accord pour qu’il aboie le jour, mais pas la nuit. Sauf bien sur si c’est un voleur. Comment peut-il s’en sortir dans tant de situations de double contrainte ?

- Lorsque l’on sonne à la porte, il met vos tympans à rude épreuve ? Sachez que dans cette situation aussi, il se comporte en protecteur. C’est sa manière à lui de prévenir le nouveau venu que le territoire est gardé, et bien gardé. Là encore nous avons tendance à aboyer (nous aussi) au chien de se taire, alors que dans la même situation qui se reproduirait à un moment où nous n’attendons personne, ou la nuit, nous serions bien contents qu’il fasse savoir à un éventuel intrus qu’il est là et veille sur nous.

- Il se positionne devant un meuble et aboie en vous jetant des regards désespérés ? peut-être sa balle est-elle tombée derrière le buffet. Il cherche à vous faire réagir...

- Il s’assied devant sa gamelle et vocalise ? Vous vous doutez qu’il attend son repas

- Il joue avec d’autres chiens ? vous entendez probablement des grognements et des aboiements, tout à fait normaux. Il s’agit d’un rituel de communication sociale naturel. Ecoutez les enfants dans une cour d’école à la récréation, vous constaterez que les humains aussi font du bruit lorsqu’ils s’amusent...

- La peur est un élément sous-estimé. Prenons l’exemple des petits chiens : on les accuse parfois d’être hargneux. Le sont-ils par nature, ou est-ce la peur de toutes ces choses gigantesques qui font leur environnement et contre lesquelles ils ne peuvent rien ? Mettons nous à la place d’un petit gabarit de 5 kilos : tout dans son monde est plus grand que lui, les humains, les congénères, les chats, et même les objets inanimés comme les meubles ! Ne serions nous pas nous-même sur nos gardes si nous étions à sa place ?

- une des principales causes des aboiements intempestifs et une cause majeure d’abandons : la place que le maître attribue à son animal. Certains chiens sont couvés à l’excès en présence des propriétaires, mais, lorsque ceux-ci partent au travail ou faire des courses, ils se retrouvent seuls plusieurs heures.
Ils ne comprennent pas pourquoi on les abandonne de la sorte alors qu’ils sont objets de toutes les attentions en temps normal. Avouez qu’il y a de quoi paniquer et passer son temps à hurler.
Les voisins réagissent à juste titre (difficile de vivre avec un animal qui s’égosille à côté de vous), le chien est de plus en plus enfermé ou isolé lorsqu’il est seul mais continue à être papouillé un maximum en présence de ses propriétaires.. et termine à la SPA, accusé d’être ingrat (puisqu’on a tant fait pour lui) si les maîtres n’ont pas changé leur comportement en vue de lui apprendre la solitude, un minimum d’autonomie et d’indépendance.

- les animaux qui sont laissés à l’extérieur de la maison en permanence, qui passent des heures à aboyer après les passants qui s’aventurent devant la clôture. Désoeuvrés, sans occupation ni interaction leur permettant de passer le temps, ils s’occupent comme ils peuvent. Comment leur en vouloir ?


Quand peut-on parler d’aboiements excessifs ?


Il faut faire la différence entre ce qui dérange le maître ou le voisinage, ce qui est gênant, et ce qui est normal. Je m’explique : il est évident pour un chien d’aboyer lorsque l’on sonne à la porte, mais cela peut gêner le maître. C’est pourtant naturel pour lui de prévenir d’une arrivée, d’autant plus qu’un signal prédécesseur vient d’être émis (la sonnette). Ce qui agace le propriétaire n’est donc pas forcément le résultat d’un excès de la part du chien. De même, un chien qui aboie durant des heures quand ses maîtres sont absents ou quand son regard aperçoit quelque chose au loin, peut être perçu comme étant un comportement excessif. Pourtant il ne fait qu’exprimer un mal être (lié par exemple à l’ennui, à l’anxiété ou à la solitude), un comportement hyper protecteur, un danger, une peur, un élément qu’il n’a pas encore identifié… ou une autre émotion.


Y-a-t-il des profils type de chiens plus aboyeurs que d’autres ?


Certains chiens sont réputés peu aboyeurs quand d’autres s’époumonent à longueur de journée au désespoir des voisins. On trouvera au sein d’une même race ou d’un type des individus plus calmes que d’autres, ce qui complique la tâche de généralisation de ce trait de caractère. Il est tout de même constaté que les types terriers (jack russel, westie et consorts) sont plus aboyeurs que d’autres individus, de même que les teckels et certains chiens de chasse. Cela peut être très stressant pour les maîtres qui ne se renseignent pas assez au préalable et pensent que, à cause de leur petit gabarit ce sont de bons chiens de compagnie. Et ils se retrouvent avec des chiens nerveux et aboyeurs… ils parlent alors d’aboiements intempestifs alors que c’est l’homme qui les a créé pour cela. Parmi les chiens croisés aussi il y a de grands bavards, des geigneurs, des aboyeurs, des hurleurs, des râleurs. L’aboiement n’est pas réservé aux racés.

L’aboiement commence à apparaître en moyenne entre le quatrième et le sixième mois du chiot. Si le propriétaire ne réagit pas immédiatement, s’il laisse faire ou s’il encourage les aboiements, il court le risque que lorsqu’il aura grandi, le chien jappe à la première occasion, avec excès et qu’il ait du mal à se contrôler. Un exemple : le chiot qui aboie à l’arrivée d’un visiteur est encouragé, stimulé par des formules excitantes (du style « qui c’est ? » « tu entends ? »).

Il apprend ainsi que pour faire plaisir à ses maîtres, il faut aboyer. Il va donc reproduire sans cesse cette habitude (on parle de conditionnement ou d’instrumentalisation) au fil du temps car il a bien vu qu’elle amusait ses maîtres. Il ne peut pas comprendre par la suite qu’on le punisse pour quelque chose qu’on a encouragé au préalable. On voit bien ici le rôle important du propriétaire dès la plus tendre enfance de son chien.


Si l’on est confronté à la situation d’un chien qui aboie beaucoup, quelles sont les méthodes pour réduire ou supprimer le problème ?


Il faut d’abord chercher les causes, et agir si c’est possible. Faites une liste des situations qui le font aboyer (quand, comment, combien de temps, où, avec qui) et observez-là objectivement. Pensez aux raisons les plus fréquentes évoquées ci-dessus.
Ses aboiements sont-ils compréhensibles, y trouvez-vous une explication au regard des informations données dans cet article ?

- Il n’est pas logique de punir un chien qui aboie contre les promeneurs qui passent devant votre maison, car c’est son travail de gardien. Il le fait spontanément. Si cela vous gêne, il faudrait mettre une clôture qui occulte la vue du chien ou ne pas le laisser dehors sans surveillance.

- Si le chien aboie car il ne supporte pas la solitude, il faut faire une thérapie comportementale avec un comportementaliste pour l’aider à accepter cette séparation d’avec vous. Cette thérapie consistera à apprendre au chien le détachement. Rappelons que trop de caresses maintiennent le chien dans un état infantile et dépendant qui risque de se retourner contre vous ! Il faudra l’amener à un peu d’autonomie et de distance afin de lui faire accepter vos entrées et vos sorties comme des éléments tout à fait normaux et banals, qui ne nécessitent pas de perdre son calme.

- S’il aboie envers les autres chiens, peut-être a-t-il peur ? Il faudrait alors participer à des séances de socialisation et de sociabilisation (l’aider à s’intégrer dans un groupe, et à se comporter correctement dans ce groupe).

- Si le chien est encore jeune mais déjà plus un tout jeune chiot, on peut tenter de ne pas réagir lorsqu’il aboie (il veut obtenir votre attention) en se basant sur la loi de l’extinction : un comportement qui n’apporte aucun bénéfice arrive de lui-même à extinction. S’il vient se positionner devant vous alors que vous êtes occupé et se met à japper, faites comme s’il n’était pas là, ne le regardez pas, ne lui parlez pas. Il va dans un premier temps accentuer son comportement, puis, s’apercevant qu’il n’obtient pas de réponse (alors que c’était son objectif en venant aboyer à votre oreille), il renoncera et s’éloignera. C’est alors que vous le rappelez et le félicitez. Il comprendra ainsi au bout de quelques répétitions que lorsqu’il s’énerve, il n’obtient aucune réaction de votre part, et lorsqu’il est calme près de vous, il est encouragé.

Avant de classifier un aboiement comme excessif (ce qui revient à dire « inutile » puisque ce qui est excessif est sans intérêt), il faut en chercher les causes pour éduquer ou corriger si nécessaire uniquement.

Idéalement il aurait fallu éduquer le chien jeune, en lui faisant connaître différentes situations qu’il ne craindra pas ou au moins auxquelles il sera familiarisé. Malheureusement les chiens qui arrivent à la SPA ne sont pas toujours jeunes et ils ont souvent dépassé l’âge des premières expériences.


Que conseilleriez-vous comme accessoire ou traitement ?


Je ne conseille pas d’accessoire car je ne vois pas l’utilité d’électrocuter un chien qui a un comportement normal (aboyer) avec un collier anti-aboiements. C’’est cruel, brutal, à la limite de la maltraitance… et souvent le chien paie les erreurs de ses maîtres, qui n’ont pas cherché à connaître les caractéristiques de sa race, ne l’ont pas éduqué, n’ont pas su agir au moment de l’apparition de ces problèmes ou tout simplement n’ont pas été conseillés correctement.

Ainsi, comme « traitement », si l’on peut parler ainsi, je propose de comprendre ou au moins de chercher à comprendre, car le chien communique et nous pouvons faire l’effort de l’entendre...

Ceux qui n’y arrivent pas seuls peuvent se faire aider à résoudre le problème des aboiements de leur chien ou d’un chien du voisinage par un comportementaliste qui leur expliquera comment mener une thérapie comportementale (si le comportement du chien relève d’une action de ce type).

L'anxiété de séparation chez le chien

L'anxiété de séparation chez le chien

Qu'est-ce que l'anxiété de séparation ?

L'anxiété de séparation est un trouble du comportement qui s'exprime par des signes de détresse lorsque le chien est séparé de ses maîtres ou des personnes auxquelles il est très attaché.



Comment se manifeste-t-elle ?
En l'absence des maîtres, le chien détruit tout ce qu'il a sous sa "patte" ou sa mâchoire, il aboie également et il fait ses besoins dans toute la maison. Quand les maîtres sont présents, ce sont des chiens que l'on dits "collants", qui sont toujours avec leur maître et qui sollicitent sans arrêt des petites attentions. En promenades, ce sont des chiens qui ne s'éloignent pas trop de leurs maîtres et qui ont toujours besoin d'un contact visuel avec eux. Ce sont aussi des chiens anxieux en règle générale qui s'adonnent fréquemment à des activités de substitution comme le léchage des pattes par exemple.



Quelle est l'origine de ce trouble ?
Les jeunes chiots sont totalement dépendants des soins maternels durant les premières semaines de leur vie. L'attachement est un lien apaisant qui lie le chien à un objet ou à un être particulier. Il débute avec la mère, puis avec la famille d'accueil. Dès leur plus jeune âge, la mère apprend à ses chiots à se détacher progressivement d'elle. A la puberté, le chiot est définitivement détaché et vit sa vie d'adulte, au sein de la hiérarchie établie dans le système familial.

Lorsque le système familial est restreint, il est plus difficile d'apprendre le détachement car le chien aura plus facilement un contact privilégié avec un seul individu. De plus, les chiots arrivant dans une nouvelle maison, avec de nouveaux propriétaires, s'attachent très vite à un ou plusieurs individus. Les propriétaires font souvent l'erreur de trop "chouchouter" le chiot à son arrivée (caresses et câlins dès que le chiot les réclame, installation du panier dans la chambre, etc.) et n'effectuent pas le "rejet" nécessaire à la prise d'indépendance du jeune chien. De ce fait, lorsque le chien voit alors partir son seul repère, c'est-à-dire son maître, il devient hyper anxieux et manifeste sa détresse en détruisant et en aboyant.

Par ailleurs, certains comportements du maître favorisent cette anxiété comme les rituels de départ et ceux de retour. En effet, lorsque le maître s'en va, il essaie de rassurer son chien, de lui parler, de lui expliquer qu'il ne va pas partir longtemps, etc. Tout ce rituel rend le chien anxieux car il comprend vite que tous ses signes précèdent le départ de son maître. Donc, l'inquiétude du chien augmente au fur et à mesure qu'il voit son maître lacer ses chaussures, prendre son manteau, agiter les clés, etc. Donc, tous ces rituels que les maîtres mettent en place n'ont finalement comme résultat de faire stresser encore plus le chien et d'accélérer le processus au lieu de l'inverser.

De même, le rituel de retour est aussi un problème le chien fait la fête à son maître et vice-versa. Comme le maître culpabilise d'avoir laissé son chien, il répond à ses sollicitations et le chien associe donc le retour de son maître un à apaisement. Si le chien a fait des dégâts, on a tendance à le gronder. Mais il faut savoir qu'un chien comprend qu'il a mal fait quand on le corrige sur l'instant. Le corriger deux heures après ne sert à rien mais ne fait que renforcer son anxiété. En rentrant, il faut garder son calme, ignorer le chien, l'envoyer se coucher gentiment dans son panier et nettoyer les dégâts (mais pas devant lui)


Quel traitement ?
Pour apprendre le détachement à un chien, il faut :

° Ne pas le laisser passer la nuit avec vous sur le lit ou même dans la chambre. Il faut qu'il dorme dans une autre pièce.

° Ne pas répondre systématiquement aux sollicitations du chien quand il vient chercher des caresses, par contre allez vous-même le chercher pour jouer, le caresser, même si vous le dérangez pendant sa sieste...
C'est toujours vous qui devez initier le contact avec le chien.

° Essayer de passer un peu de temps dans la pièce où vous désirez l'enfermer, et cela notamment avant de le quitter (du moins au début), afin qu'il n'associe pas la mise dans cet endroit avec votre départ ; essayez de l'habituer à y passer de plus en plus de temps, même si vous êtes là.

° Avant de partir, laissez le dans cet endroit, enfermé, mais ne restez pas trop loin afin qu'il sache que vous êtes là, pendant au moins dix minutes. Cela le rassurera et lui évitera encore d'associer cet endroit avec votre absence.

° S'il pleure, vous ne devez pas répondre à ses appels, même pour le réprimander, car il associera votre retour à ses cris et non pas à la réprimande ! Il va donc recommencer à chaque fois.

° Lorsque vous venez le rechercher, ne lui faites
surtout pas des fêtes
et ne lui laissez pas vous en faire : ignorez-le pendant dix bonnes minutes et repoussez-le s'il cherche le contact ; ainsi, il n'associera pas votre retour et sa libération avec des câlins.

° brisez le rituel du départ et du retour
vous devez, avant de partir, ignorer votre chien pendant une bonne demi-heure, afin qu'il n'associe pas le départ avec l'absence de contact entre vous. Vous devez faire de même à votre retour : s'il vous fait la fête, repoussez-le ou ordonnez-lui d'aller se coucher, et vous ne rétablirez le contact, de votre propre initiative, qu'une demi-heure plus tard.

° Si le chien a fait des dégâts, ne le grondez pas et ne nettoyez pas devant lui : il ne comprendrait pas et serait davantage anxieux.

Conclusion:

Chez certains chiens, apprendre le détachement est plus difficile, car ils sont très attachés ou parce que la mère ne le leur avait pas appris correctement.
Il est donc indispensable, si les problèmes persistent au delà de l'âge de 4 mois, de consulter un vétérinaire qui fera appel, s'il le désire, à un vétérinaire ayant suivi une formation dans le domaine des troubles du comportement. Il pourra vous donner de précieux conseils et éventuellement mettre en place un traitement médicamenteux visant à faciliter son apprentissage de la solitude.


En effet, certains médicaments ont pour but de diminuer l'anxiété des chiens lorsque leurs maîtres sont absents. Mais ces médicaments ne suffisent pas et ne sont qu'une aide à la démarche thérapeutique comportementale à mettre en œuvre

Le chien fugueur

Le chien fugueur

La fugue chez le chien est un comportement gênant pour le maître, mais non pathologique.
C'est un comportement difficilement compréhensible car il remet en question notre capacité à être un bon maître ; on se demande en effet pourquoi notre chien cherche à quitter notre maison.

Les causes de fugues sont diverses et n'ont souvent aucun rapport avec son bien-être dans la famille.

On distingue les chiens fugueurs qui reviennent chez eux et ceux qui ne reviennent pas.


Si votre chien fugue mais revient

Les circonstances de départ et les causes probables vont vous permettre de vous orienter et de vous aider à régler le problème.

La fugue est définie par un départ du territoire. Mais les limites du territoire de votre chien sont peut-être floues. C’est pourquoi il est important de délimiter matériellement le territoire par une clôture ou une haie et apprendre à votre chien à respecter cette limite.

Il est possible que votre chien se considère comme un dominant, ainsi il va et vient comme il le souhaite puisque c’est lui, le dominant, qui délimite le territoire. Ce comportement se produit souvent lorsque la hiérarchie est un peu floue au sein de la famille, c’est-à-dire que le chien a certaines prérogatives de dominant. Il est alors important de bien lui faire comprendre que vous êtes le dominant par quelques règles toutes simples à respecter au quotidien.

-Votre chien doit manger après vous, en dehors de votre présence. Vous devez lui retirer sa gamelle au bout de 20 minutes qu’il ait mangé ou non. En effet, le dominant gère l’alimentation de tous les membres de la « meute ». Il ne doit rien obtenir à manger lorsque vous êtes à table.

-Vous devez attribuer à votre chien un ou plusieurs endroits de couchage en dehors de tout endroit stratégique. Les endroits stratégiques du territoire sont les endroits de passage (escaliers, hall, couloir…) et les endroits en hauteur (canapé, chaise, escaliers…).

-Vous ne devez pas répondre à toutes les sollicitations de votre chien. C’est à vous d’initier les contacts que ce soit pour les jeux, les caresses, les câlins… Vous devez le faire patienter lorsqu’il réclame pour que ce soit vous qui décidez du moment des jeux, câlins…

Les stimulations extérieures peuvent inciter votre chien à sortir de son territoire. Ces stimulations sont les chiennes en chaleurs, les sources d’alimentation, les sources de jeux (surtout si vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à votre chien)…
Il faut alors déterminer cette cause pour limiter ce comportement : par exemple, jouer au maximum avec son chien s’il s’enfuit pour retrouver des enfants. En ce qui concerne l’attrait pour les chiennes en chaleurs, malheureusement, la castration ne règle pas tout car même s'il ne peut plus reproduire, il est toujours capable de sentir les odeurs et de capter les phéromones dégagées pas les femelles en chaleurs, qui continueront à l'exciter.
Mais en général, si les fugues sont dues à la recherche des femelles, la castration diminue tout de même fortement ce comportement, sinon, il faut alors trouver une autre cause.

En effet, les différentes origines de ce comportement peuvent être associées, ainsi un chien dominant se sauvera plus facilement lorsque la chienne des voisins sera en chaleurs.
La réaction du maitre au retour du chien doit être positive. Ceci est extrêmement difficile puisque ce comportement de fugue est dangereux : le chien risque de se faire renverser par une voiture ou de
provoquer un accident. Il est néanmoins important de comprendre que plus le chien est réprimandé, plus il hésitera avant de rentrer. Sa fugue sera alors de plus en plus longue.

Il faut donc féliciter et non disputer votre chien lorsqu’il revient à la maison.



Conseil : Vous pouvez aussi travailler le rappel avec votre chien. De la même façon, il est important de le féliciter quand il revient vers vous et obéit même si vous l’appelez depuis plusieurs minutes.




Si votre chien fugue mais ne revient pas

Votre chien fugue et est retrouvé loin de votre domicile ou même parfois, dans un refuge. Les causes de ce comportement sont alors différentes.


Les chiens hyperactifs (et souvent aussi hypersensibles) sont souvent de terribles fugueurs. En effet, ils sont infatigables, dorment très peu, ne s’arrêtent pas spontanément de jouer… Ce sont des chiens incapables de se contrôler. Ils sont donc souvent retrouvés très loin de chez eux, très fatigués, voire blessés. Certains chiens semblent même « obnubilés » par l’idée de s’enfuir et rien ne peut les en empêcher.
Dans ce cas, il est indispensable de se faire aider par un vétérinaire voire un vétérinaire comportementaliste qui pourra prescrire une thérapie comportementale associée à un traitement médical. Il est important de toujours essayer de calmer le chien en stoppant tout contact lorsqu’il s’excite notamment lors de jeux ou câlins.


Un chien peut aussi s’enfuir pour aller chasser. C’est le cas des chiens dressés pour chasser ou ceux qui n’ont été socialisés à certaines espèces (volailles notamment). Il n’existe malheureusement pas de traitement pour diminuer ce comportement de prédation. Il est donc important d’augmenter les limites matérielles du territoire pour empêcher toute fugue.


Certains chiens fuguent pour fuir un stimulus dont ils sont peur. Les chiens phobiques peuvent perdre tout contrôle. Ils ne reviennent pas de peur que le facteur déclencheur de leur phobie soit toujours présent. Ces facteurs peuvent être d’origines diverses.

Il est alors important de mettre en place, sur prescription du vétérinaire, un traitement médical et une thérapie comportementale afin de traiter la phobie.


Lors du vieillissement, des troubles comportementaux peuvent apparaitre. Une désorientation spatio-temporelle et une perte des apprentissages peuvent conduire à la fugue du chien. Une fois en dehors de son territoire, il ne retrouve plus son chemin. Il n’y a alors pas beaucoup de solutions à part le garder à l’intérieur et le surveiller.






Votre chien doit connaître les limites de son territoire

Dans tous les cas, nous vous conseillons de parler de ce comportement à votre vétérinaire, celui-ci pourra vous aider à déterminer la cause des fugues de votre chien. S’il le juge nécessaire, il vous orientera vers un vétérinaire comportementaliste. Un traitement médical associé à une thérapie comportementale sera alors prescrit afin de vous aider, vous et votre chien, à régler ce problème de façon efficace.


Les fugues répétées de votre chien ont une origine et une solution. N’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire, il peut vous aider à garder votre chien en sécurité, à la maison.


Dans tous les cas, sachez que la punition n’est pas une bonne solution car elle est souvent anxiogène (responsable d’une anxiété) pour les chiens.

La récompense au retour du chien permet, au contraire, de renforcer le comportement de retour. Mais, cette technique ne règle pas complètement le comportement de fugue.


Le meilleur moyen de stopper tout comportement de fugue (associé à une thérapie comportementale spécifique du trouble diagnostiqué et à un traitement médical) est de stopper le chien au moment où il fugue pour l’orienter vers un stimulus positif. Un grand bruit, un collier électrique télécommandé (comme le PetSafe Trainer) ou un collier-spray éducatif provoque l’arrêt du chien au moment où il fuit. Si aucun stimulus ne réoriente le chien vers une activité plus motivante, il reprendra sa fuite. C’est pourquoi, il est important de lui proposer un jeu ou un câlin. Il est impératif que votre chien ne vous voit pas au moment de le stopper afin qu’il n’associe pas le stimulus désagréable avec votre présence. Il faut aussi, au maximum, agir à chaque fois qu’il tente de s’enfuir.


Conseil : Si vous souhaitez utiliser un collier éducatif ou dissuasif, celui-ci doit être placé autour du cou du chien une semaine avant de commencer à l’actionner pour qu’il n’associe pas le collier à la stimulation et une semaine après la disparition des fugues. Ainsi, il continuera à respecter les limites de son territoire même sans collier.

J espère que ces quelques conseils pourront vous aider à mieux comprendre le comportement de fugue de votre chien et à le garder en sécurité.

Comment administrer des médicaments au chien ?

Comment administrer des médicaments au chien ? 

Le chien a un odorat très fin. L'instinct de survie le pousse a refuser les produits qui ont une odeur inconnue; surtout si elle est très forte, comme pour la plupart des médicaments. Les laboratoires ont donc fait preuve d'ingéniosité en créant, par exemple, des médisucres où les principes actifs sont inclus dans un produit de saveur sucrée.
II existe également des pâtes à injecter entre les mâchoires, sous forme semi-liquide, à l'aide d'une seringue sans aiguille. Pour les récalcitrants aux médicaments traditionnels, on peut se servir de subterfuges; comme le fait d'enrober le cachet avec un bout de viande ou de jouer sur l'effet de surprise. On ouvre la gueule du chien, on jette la pilule ou on la dépose au fond de la langue; puis on frappe brusquement dans ses mains : l'effet de surprise provoque le réflexe de déglutition.

Comment nettoyer les dents de votre chien ?

Comment nettoyer les dents de votre chien ? 

Il est vrai qu'avec la nourriture industrielle sous forme de bouillie, la plupart du temps, les dents ne se nettoient pas. Il existe dans le commerce des gommes à mâcher et des pâtes dentifrices. Mais vous pouvez tout aussi bien nettoyer ses dents avec du bicarbonate, du citron, ou tout simplement lui offrir de temps en temps un os à ronger, ou un morceau de pain dur qui rempliront le même office.

Comment changer d'alimentation sans problème?

Comment changer d'alimentation sans problème? 

Tout le monde sait que le changement brusque peut provoquer des diarrhées chez nos chiens. Pour éviter ces ennuis intestinaux provoqués par la modification de la flore microbienne qui engendre la fermentation, il faut y aller progressivement.
Pendant quelques jours on donne environ 1/4 de la ration en nouvelle alimentation, puis on passe à la moitié, puis à 1/4 de l'ancien aliment pour 3/4 du nouveau. En une quinzaine de jours la transition peut se faire sans problème.

17 Questions / Réponses

17 QUESTIONS / REPONSES

1 Pourquoi mon chien doit-il toujours manger après moi ?

Pour obtenir une bonne éducation, il est obligatoire de mettre en place sur votre territoire (lieu d'habitation) des règles parmi lesquelles le contrôle de l'alimentation fait partie des plus importantes.

Tout comme dans une meute de chiens, ce sera toujours celui qui aura la plus forte hiérarchie qui se nourrira le premier. Cette place est la vôtre, vous devez être le chef de meute dans un maximum de situations.

Entre congénères, cette hiérarchie se détermine par des odeurs imperceptibles par l'homme, dégagées par les glandes anales situées sous la queue de votre chien.

C'est le conditionnement à des règles établies sur votre territoire qui détermineront le statut de votre chien au sein du foyer familial.

2 Pourquoi mon chien ne doit jamais monter en hauteur ?


Tout comme dans une meute de loups, un ordre très hiérarchisé s'établit (chef, sous-chef …). L'un des moyens de contrôler et de protéger sa meute est de pouvoir la surveiller, le plus souvent en se mettant en hauteur. Ce rôle est le vôtre, c'est votre territoire et non celui de votre chien.

Tout comme dans une meute, pour rester soumis, le chien doit être plus bas mais aussi plus éloigné de son maître.


3 Pour mon chien doit-il toujours avoir une place bien définie ?


Votre habitation qui est maintenant définie comme votre territoire se doit d'avoir des limites pour votre chien.

Exemples : Chambre – Pas sur le lit

Cuisine – Pas pendant les heures de repas

Salon – jamais sur le canapé ou en hauteur en votre présence

Etc.

Dans une meute, le dominant aura toujours une place stratégique par rapport au reste de ses congénères, toujours excentré, s'il le peut en hauteur pour mieux les dominer mais également les protéger.

Si l'un des chiens de la meute ne respecte pas sa place établie par l'ordre hiérarchique, des attaques répétées des dominants se déclenchent jusqu'au retour aux règles établies.

En l'occurrence, sur votre territoire, votre chien devra donc avoir une place définie, excentrée du lieu ou vous passez la majeure partie de votre temps avec votre famille, celle-ci représentant pour votre chien, sa meute. Moins il pourra vous surveiller, meilleure sera son attention quand vous voudrez le faire travailler.

Exemples : Rappel

Marche au pied

Assis/Couché

Etc.

4 Pourquoi mon chien tire en laisse ?


Lorsque vous vous déplacez, votre chien ne cesse de vouloir être devant et tire en laisse. Il reproduit l'instinct de déplacement d'une meute en essayant tout comme un dominant de mener sa meute sans même savoir quelle direction vous allez prendre.

C'est également pour lui un moyen d'affirmer son statut. Dans une meute en déplacement, le dominant se situera toujours devant ses congénères, eux-mêmes dans un ordre hiérarchique bien défini.

5 Pourquoi mon chien peut-il être agressif lorsqu'il est en laisse

Les chiens se différencient entre eux par des odeurs imperceptibles par l'homme (celles-ci dégagées par les glandes anales) et qui leur permettent d'évaluer leur statut les uns par rapport aux autres et de se situer dans cette meute qu'ils forment lorsqu'ils rencontrent un autre chien.

Etant attaché, ils s'auto-évaluent plus difficilement, ce qui, dans certaines situations, rend les plus dominants agressifs car ils ne peuvent affirmer leur statut et les plus dominés ne pouvant s'excentrer de cette situation peuvent prendre peur et devenir également agressifs

6 Pourquoi mon chien saute et aboie quand je rentre chez moi


L'important pour un chien, surtout en bas âge lorsque sa hiérarchie n'est pas encore établie, est d'essayer d'être « maître » des situations ou tout au moins de déclencher une réaction bonne ou mauvaise de notre part.

Même si cette réaction est désagréable pour le chien, cela influe peu, il aura réussi à obtenir votre attention.

La meilleure des solutions restera l'ignorance et votre chien comprendra alors et se conditionnera au fait que quelque soit la situation qu'il déclenche (jouer, sauter, aboyer..),

il ne se passera rien, plus aucunes réactions de votre part et il se lassera et arrêtera.

7 Pourquoi mon chien fait plusieurs fois pipi pendant les promenades

Chez le canidé, faire pipi (marquer), est le moyen de délimiter un territoire mais aussi de se situer hiérarchiquement de par des odeurs.

Pour tout type de race de chien, un dominant aura tendance à vouloir s'arrêter souvent pour marquer son passage, laisser son odeur, ses traces, mais également pour couvrir les odeurs de ses autres congénères, concurrent sur ce même territoire.

Si deux chiens de même statut hiérarchique marquent le même endroit simultanément, il est très fréquent que cela déclenche une bagarre.

8 Pourquoi mon chien essaie-t-il de s'attraper la queue ?

Ce mouvement est un réflexe d'anxiété, souvent déclenché par une séparation prématurée de sa meute, appelé syndrome  (hyper sensible, hyper actif)

Ce syndrome peut également amener votre chien à s'automutiler.

9 D'où viennent ces syndromes d'anxiété ?

Ces syndromes apparaissent en général en fin de maturité « puberté du chien ». Ils sont le plus souvent déclenchés par un mauvais sevrage, le chiot a été enlevé de sa portée, de sa meute trop tôt. Avant l'âge de deux mois à partir desquels un chiot s'imprégnera des « paramètres » extérieurs, celui-ci passera auparavant par trois étapes : Durant 1 mois l'éveil pendant lequel il ne fera que dormir et s'allaiter, suivi de deux semaines durant lesquelles il effectuera l'étape de l'éveil (ouverture des yeux) et enfin les deux dernières qui complètent le sevrage de deux mois pendant lesquels il apprendra au sein de sa meute, de ses congénères « l'alphabet » du chien. Apprendre à dominer tout comme à se soumettre. Sans cet apprentissage naturel, le chien se retrouve quelque temps après devant des situations qu'il ne s'est pas interpréter face à d'autres chiens et ne sait donc pas si il doit se soumettre ou pas. D'autres situations peuvent également déclencher chez le chien des troubles d'anxiété liés à des problèmes d'éducation comme à de mauvaises habitudes prises avec son chien comme : s'en occuper s'en ne lui rien avoir demandé ou même de lui dire bonjour ou au revoir lorsque l'on rentre ou sort de chez soit .Si la vie de votre chien est ritualisée, il peut plus facilement se repérer dans le temps et s'imprégner, se conditionner à votre rythme de vie.

10Pourquoi faut-il savoir ignorer son chien et quand surtout ?


Photo chien regardant son maître

Ignorer son chien tant que l'on ne lui a rien demandé, c'est s'assurer une bonne attention de celui-ci lorsque vous voudrez lui donner un ordre. A l'inverse, quand votre chien essaye d'attirer votre regard, de créer une interaction en aboyant, en sautant bref en faisant le fou, si vous avez une réaction, quelle qu'elle soit, votre chien aura gagné. Il aura obtenu une réaction. Bien entendu si votre chien prépare une catastrophe, si vous pouvez le prendre sur le fait alors n'hésitez pas le réprimander. Les moments les plus fréquents sont en général lorsqu'un un invité veut rentrer chez vous ou lorsque vous rentrez ou sortez de votre domicile.

11 Pourquoi deux chiens de sexes opposés ne génèrent jamais de conflits ? (Sauf cas particuliers)


D'instinct chez le canidé ce sera la femelle qui dominera la meute, ainsi que toutes les situations avec un chien de sexe opposé. Seuls les chiens (mâles) trop dominants, avec de mauvaises bases d'éducation canine ne se soumettront pas, ce qui, le plus souvent déclenchera une bagarre. Cette soumission naturelle ne s'applique pas entre femelles tout comme

12 Comment différencier l'éducation canine du dressage ?


Ces deux différentes activités n'ont pas le même but d'apprentissage pour nos amis les chiens. Un éducateur canin apprendra les bases « éducatives » de votre chien (rappel, assis, couché, marche au pied, propreté etc.…) et le dresseur au conditionnement et à l'apprentissage soit de différentes formes de chasses soient au travail de self défense canin (mordant, attaque etc..).

Ces deux activités autour de nos amis les chiens ne se pratiquent pas aux mêmes endroits, pour l'éducation canine c'est le plus souvent à domicile ou en milieu urbain et pour le dressage à la chasse de préférence dans de grands espaces contrairement au self défense canin qui ne se pratique uniquement que sur des terrains habilités à cette forme de dressage (le plus souvent des terrains d'agility habilités à cette deuxième activité).

Sans oublier les formations pour chiens d'aveugles qui elles requièrent un apprentissage à la fois en centre de formations mais également sur le terrain très souvent en milieu urbain pour un bon conditionnement des « futurs chiens d'aveugles » dans ces mêmes situations.

Cette activité doit être complémentaire à l'éducation, l'élève « le chien » devra avoir des bases « des règles » d'éducation canine.



13 Qu'est ce que la pré-éducation ? A quoi sert-elle ?
La pré-éducation canine consiste avant un âge plus avancé d'environ 6 mois selon les chiens à conditionner un chiot à de bonnes habitudes, exemples : ne pas se placer en hauteur.

Au départ, différentes règles de bases établies sur votre territoire, le chiot prendre naturellement une place hiérarchique au sein de votre meute, de votre famille, ce qui vous permettra une meilleure attention, une meilleure écoute lorsque vous devrez passer à l'étape de l'éducation canine. Il faut savoir qu’une bonne pré-éducation canine pourra pour un chiot de faible statu suffire à son apprentissage, et conditionnement.

14 A partir de quel âge ?


Pour éduquer son chien il n'y a pas d'âge, dès 2 mois on va lui apprendre, le conditionner à être propre pour commencer ainsi qu’à avoir une place définie sur votre territoire etc. Jusqu'au moment ou votre chien semblera assez mature, assez attentif pour continuer par l'apprentissage d'autres ordres (assis, couché, marcher au pied, etc..).

15 Pourquoi tenir mon chien au pied côté gauche ?


L'apprentissage de la marche au pied s'effectue côté gauche pour une simple raison, pouvoir saluer côté droit. Cela permet également en milieu urbain, lorsque vous marchez côté droit d'un trottoir avec votre chien de ne pas être constamment arrêté par celui-ci pour des « pipis » répétitifs, ne se trouvant pas côté « murs » où sont en général toutes les odeurs des autres chiens. Sinon votre toutou s'arrêtera souvent.

16 Pourquoi mon chien me lèche t-il ?


Chez le chien, lécher (allaiter) n'est pas du tout une forme d'affection voire de bisous comme nous l'interprétons le plus souvent ; mais le moyen de déposer « de marquer » leur odeur.

Entre congénères, entre chiens l'allaitement est l'un des moyens de se situer dans une meute. Seul un chien soumis, dominé acceptera de se faire allaiter « lécher » par un dominant. Si un dominé ne se soumet pas aux lèchements du dominant, celui-ci risquera irrémédiablement une attaque du dominant.

Un dominant qui lèche trop souvent n'hésitera pas à uriner pour affirmer son statut.

17 Alimentation : Ce qu'il ne faut jamais donner :

Sucre, chocolat, pain, blanc d'œuf

Un chien obéit pour faire plaisir à son maître

Vrai ou faux ?   :

Si un chien obéit pour faire plaisir à son maître, alors lui désobéit-il pour « l’embêter » ?

La réalité canine est sans doute un peu autre, et le chien n’obéit pas exactement pour faire plaisir à son maître, mais plutôt pour le plaisir que lui procure un maître très reconnaissant et gratifiant, quand il est lui-même satisfait.

De même, le chien ne désobéit pas pour « embêter » son maître, mais plutôt parce que celui-ci n’aura pas su assez le motiver, en lui montrant qu’il pouvait être agréable de lui être attentif !

Le chien apprend par l’association d’évènements/actions et de ressentis (plaisir ou désagrément) qui les accompagnent.

S’il a retiré du plaisir dans une action, le chien renouvellera facilement l’expérience, surtout si la satisfaction est chaque fois à la clé... joie et coopération animent alors l’animal (appelons cela obéissance si vous y tenez !)

A l’inverse s’il retire du désagrément, le chien va légitimement négliger, éviter ou même résister devant ce qui lui aura déjà été déplaisant, et la crainte, voire peut-être même l’agressivité peuvent alors le soulever.

A retenir donc : situation vécue par le chien = sensation agréable ou désagréable. Il mémorisera et reproduira facilement les actions qui lui auront procuré du bien-être et évitera les autres.

Bref un chien qui retire du plaisir à ce qu’il fait avec son maître, suscite la satisfaction de ce denier, qui devient enclin à chaudement féliciter/gratifier son chien, qui lui-même en retire beaucoup de plaisir ! et la boucle est bouclée.

En conclusion, soyons facilitateurs et gratifiants quand notre chien fait ce que nous attendons de lui (même si c’est une « petite chose »)